En prison depuis novembre 2022, l’ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, connu pour ses soutiens à la transition, laisse désormais un grand vide derrière lui. En ce mois de ramadan, période de grande consommation, on se souviendra certainement de lui comme cet homme capable de démêler des manœuvres, comme celles ourdies actuellement par la Cédéao contre notre pays.
Youssouf Bathily et quatre de ses collaborateurs incarcérés dans l’affaire dite Covid 19, il y a de cela deux ans, laisse toujours un vide pour les consommateurs. Même si on soutient dans l’imaginaire populaire que nul n’est indispensable, dans le monde ici-bas, il est évident que des hommes, comme Youssouf Bathily, sont irremplaçables dans leur domaine. Sa longue détention, répondant à un souci de faire la lumière sur la gestion d’une partie des fonds alloués à la lutte contre la Covid 19, est aujourd’hui considérée, par tous les acteurs concernés, comme pouvant avoir des conséquences néfastes sur l’approvisionnement correct des marchés en produits de première nécessité.
Soutien de taille aux autorités de la transition, dès les premières heures des événements survenus dans notre pays en 2020, Youssouf Bathily, puisque c’est de lui qu’il s’agit, peut-être d’un apport très utile dans l’opération de l’approvisionnement convenable des marchés. On explique cette prouesse de l’homme par sa capacité de démêler les manœuvres par certains pays pour nuire au pays par le truchement de la Cédéao, surtout en cette période de grande consommation.
Dans un passé récent, il a prouvé sa compétence à faire face à des sanctions de la Cédéao contre le Mali. Dans l’approvisionnement du pays en produits d’hydrocarbures et des denrées de premières nécessités, l’homme d’affaires malien, Yousouf Bathily, a mis son poids dans la balance et toute son influence afin d’éviter la rupture et d’abréger la souffrance de ses compatriotes, pris entre l’étau des sanctions infligées au pays.
De sources concordantes, il a été l’instigateur et le grand facilitateur de l’ouverture de l’axe Bamako- Conakry et Bamako- Nouakchott après la fermeture des frontières sénégalais et ivoirienne, suite à l’embargo de la Cedeao contre le Mali.
Dans le milieu des opérateurs économiques, il est de bon ton de dire que le leadership et la clairvoyance de l’homme ont permis aux opérateurs économiques de contribuer à l’effort de guerre à hauteur des dizaines de millions de nos francs. Outre ces grandes actions mises en exergue, force est de reconnaitre que Youssouf Bathily, le désormais ancien président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, a été, en son temps, sur tous les fronts afin de soutenir les autorités de la transition.
Fort des résultats probants, juste après la levée des sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA, les plus hautes autorités du pays, à travers le Premier ministre d’alors, ont salué les opérateurs économiques pour leur engagement patriotique.
Faut-il le rappeler, grâce à ses démarches multiples discrètes, le gouvernement a pu gérer plusieurs crises sociales notamment : les grèves du syndicat des bouchers et celui des éleveurs. Souvent, il passait des nuits blanches à négocier avec ces différents syndicats, apprend-on des sources proches de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali.
Homme du sérail résolument engagé pour la cause du Mali, étant en détention préventive, il continue d’apporter ses soutiens multiformes aux autorités de plusieurs manières.
En légaliste parfait, il se dit confiant en la justice » l’homme suit son destin, ce qui est écrit dans notre destin, nul ne peut l’effacer. Je fais toujours confiance à la justice de mon pays, aime -t-il le rappeler régulièrement.
Oumar KONATE
