Six mois après sa nomination à la tête du gouvernement, le général Abdoulaye Maïga a présenté au Conseil national de transition (CNT) le Plan d’action du gouvernement (PAG) qui se veut ambitieux et réaliste pour la période de 2025 à 2026. C’était le vendre 16 mai 2025 au Centre international de conférence de Bamako. En attendant les débats sur le document, ce lundi matin, le président du CNT, Malick Diaw ainsi que l’ensemble de l’assistance étaient visiblement séduits par le contenu du PAG.
Articulé autour de 8 axes prioritaires, le Plan d’action du gouvernement présenté le vendredi 16 mai 2025 touche les aspects de développement socioéconomique du pays. Ce, indique Général Abdoulaye Maïga, conformément aux 8 axes de la lettre de cadrage du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, adressée au Gouvernement, lors du Conseil des Ministres inaugural du 27 novembre 2024, à savoir : le renforcement de la défense et de la sécurité ; les réformes politiques et institutionnelles ; la satisfaction des besoins fondamentaux de la population ; l’amélioration de la carte sanitaire ; l’amélioration du système éducatif ; l’apaisement du climat social ; le renforcement de notre diplomatie ; la création de conditions pour des élections transparentes et apaisées.
La défense et la sécurité, AXE 1 du Plan d’Action
Au premier plan des priorités du gouvernement, s’érigent la défense et la sécurité.
A en croire le PAG, face aux multiples défis se traduisant par des manifestations terroristes et la criminalité transnationale, le Gouvernement reste engagé pour assurer l’intégrité du territoire et la sécurité des personnes et de leurs biens.
Au regard des nombreux exploits de nos vaillantes Forces Armées et de Sécurité, dans la reprise de certaines zones stratégiques, la neutralisation des bases de plusieurs groupes terroristes et la sécurisation des espaces reconquis, les efforts se poursuivront dans le cadre du renforcement de leur capacité opérationnelle, promet le chef du gouvernement.
«Pour soutenir les actions salvatrices de nos vaillantes forces de défense et de sécurité, il sera procédé à l’acquisition de nouveaux matériels et équipements majeurs, la construction de camps militaires, notamment à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel et le mémorial dont la construction a déjà commencé pour immortaliser nos héros tombés sur le théâtre d’opération, la construction et l’équipement de l’hôpital militaire de Banakoroni, le recrutement et la formation de 15 000 hommes supplémentaires et la mise en place à travers l’opération « dougoukoloko » de plateformes opérationnelles », précisera-t-il.
En ce qui concerne la libre circulation des personnes et de leurs biens, le Gouvernement renforcera la sécurisation des axes routiers et procèdera à l’organisation de patrouilles de grande envergure sur tout le territoire national avec le recrutement de 9 000 agents des forces de sécurité.
Pour le Premier ministre, « la liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons déjà un lourd tribut, avec le sang de nos dignes fils et filles ».
Réformes politiques et institutionnelles
Au titre de l’Axe 2, des réformes politiques et institutionnelles majeures ont été entamées.
A la suite de l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023, le Gouvernement s’est attelé à poursuivre les réformes nécessaires allant dans le sens du renforcement du cadre institutionnel.
Suivant le PAG, au plan des réformes structurelles, l’opérationnalisation du Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines de l’Etat et des collectivités territoriales (SIGRH) permettra à l’Etat de disposer d’un fichier unifié et d’avoir une plus grande maîtrise des effectifs et de la masse salariale des fonctions publiques. Aussi, ajoute le document, il sera procédé à la relecture de la loi régissant les associations et la définition des conditions d’exercice de la mission de veille citoyenne par les organisations de la société civile.
Également, poursuit-on, les dossiers transmis par les structures de contrôle, dans le cadre de la lutte contre la corruption et les atteintes aux biens publics, seront instruits systématiquement et des enquêtes seront diligentées.
« Tous les biens saisis ou confisqués en lien avec la délinquance économique et financière, le financement du terrorisme, l’enrichissement illicite et la criminalité transnationale organisée, seront gelés », souligne le Premier ministre.
Satisfaction des besoins fondamentaux de la population
En vue d’apporter des réponses adéquates à la cherté de la vie qui assaille la population, il apparaît nécessaire pour le gouvernement, de faire cette situation, une priorité, objet de l’Axe 3 du Plan d’Action.
Pour ce faire, note-t-on, le Gouvernement compte faire de la souveraineté alimentaire une réalité, en mettant en phase nos politiques agricoles et commerciales avec les attentes des citoyens, en reconstituant les réserves stratégiques alimentaires à hauteur de 84 000 tonnes.
« Dans la même dynamique 380 exploitants agricoles seront équipés en tracteurs, motoculteurs et motopompes. Il sera mis à la disposition des exploitants agricoles près de 261 406 tonnes d’intrants agricoles de qualité et 28 400 tonnes de semences améliorées » ; argumente le document.
Selon le PAG, il est attendu de la campagne agricole 2025-2026 une production d’environ 11 millions de tonnes, toutes céréales confondues.
Une distribution alimentaire gratuite de 17 666 tonnes de céréales sera effectuée au niveau de 1 115 000 personnes vulnérables.
Aussi, le Plan d’Action du Gouvernement projette l’insémination de 20 000 vaches et 800 chèvres, l’amélioration de la santé publique vétérinaire et celle des productions halieutiques et aquacoles avec le renforcement des capacités de 30 000 productrices et producteurs en aviculture. On dénombre également 22 550 000 de têtes de bovins qui seront vaccinées.
«Dans le cadre de l’approvisionnement régulier du pays en produits de première nécessité, le Gouvernement entend importer un contingent de 300 000 tonnes de riz, 200 000 tonnes de sucre et 30 000 tonnes de graine de coton. Pour la maîtrise des prix, les missions d’enquêtes et de contrôle sur les cahiers de charges et le suivi des marchés des produits seront renforcés. Il sera administré les prix pour le riz, le sucre et l’aliment bétail.
Par ailleurs, une attention particulière sera accordée à l’amélioration de la qualité des dispositifs de contrôle des aliments », a déclaré le chef du gouvernement.
Dans cet ambitieux Plan d’action, le secteur énergétique n’est pas resté en marge.
Les efforts entrepris dans le secteur énergétique, qui ont permis d’enregistrer une nette amélioration de la fourniture d’électricité vont se poursuivre par l’accroissement des capacités de production et de distribution en énergie et en eau potable.
Dans ce cadre, promet le Général Abdoulaye Maïga, il est prévu la construction de 4 centrales solaires photovoltaïques et hydroélectriques sur le réseau interconnecté, la réalisation de 2 588 km de ligne de transport et 1 378 km de ligne de distribution d’électricité. Le nombre d’heures de fourniture d’électricité passera de 6 à 19 heures par jour. Des travaux de raccordement des forages et la construction de deux stations de traitement d’eau avec chacune la capacité de 76 000 mètres cubes par jour seront effectifs.
Désenclavement intérieur et extérieur du pays
Suivant les ambitions du gouvernement Maïga, les transports et les infrastructures sécurisées et de qualité, constitue une préoccupation du Gouvernement. A ce titre, préconise-t-il, les efforts porteront, entre autres, sur : la réalisation des travaux d’aménagement et d’élargissement des routes urbaines à Bamako, Kati et Mopti ; la réalisation des travaux d’aménagement du tronçon Sandaré- Kayes sur 138 km du corridor Bamako-Dakar par le Nord ; la réalisation des études d’avant-projet détaillé pour la réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli ; la réalisation d’une étude sur la ligne ferroviaire Bamako-Bougouni-Frontière Burkina-Faso ; le renforcement des capacités de la Compagnie Malienne pour la Navigation Fluviale ; l’opérationnalisation de la société Mali Airlines S.A ; la mise en place d’un dispositif digitalisé de gestion des postes de péage et la surveillance des véhicules.
Aussi, indique le Premier ministre, des plateformes logistiques, des logiciels d’évaluation des charges d’exploitation des véhicules, l’aménagement des aires de repos le long des corridors ainsi que la mise en place de dispositifs intégrés de vidéosurveillance des feux tricolores seront aussi effectifs.
Amélioration de l’employabilité des jeunes
Conscient que les jeunes constituent l’avenir de notre pays, mais confrontés au fléau du chômage et du sous-emploi l’état entend créer toutes les conditions nécessaires pour améliorer leur employabilité.
Ainsi, sur la période du plan d’Action 2025-2026, 5 000 jeunes bénéficieront de stages de formation professionnelle et 1 200 jeunes de stage de qualification. 4 160 projets crédibles seront renforcés. 269 emplois seront consolidés en faveur des personnes en situation de handicap.
Un symposium sur l’accroissement des opportunités d’emploi sera organisé ainsi que 15 390 journées de travail dans le cadre des activités à haute intensité de main d’œuvre.
Rationalisation des dépenses
Sur la période de mise en œuvre du Plan d’Action 2025-2026, le Gouvernement entend mettra tout en œuvre pour empêcher la dilapidation des ressources et maîtriser le niveau d’endettement de notre pays.
Pour ce faire, un contrôle strict sera exercé sur l’ensemble des dépenses de l’Etat.
La digitalisation des prestations de service amorcé sur instruction du Président de la Transition, Chef de l’Etat, l’élargissement des téléservices aux contribuables, l’opérationnalisation de la « douane intelligente » et du « TRESOR-PAY » ainsi que d’autres réformes fiscales seront effectives, pour éviter la corruption à tous les niveaux et rentabiliser nos ressources financières.
Rentabiliser le secteur minier pour le Mali
Dans la dynamique d’un secteur minier rentable, capable d’accroître les ressources internes et attirer de nombreux investissements, l’Etat s’est doté d’un nouveau Code minier et d’une société de recherche minière.
L’opérationnalisation des fonds, la mise en œuvre du décret d’application de la loi relative au contenu local, permettront d’impliquer davantage les entreprises locales et le personnel malien, aux appels d’offres et aux contrats des sociétés minières. L’investissement minier sera promu par la réalisation de campagnes de cartographie minière et de forages pétroliers et la mise à jour du cadastre minier.
La gouvernance dans le secteur sera renforcée à travers l’encadrement et la surveillance des exploitations minières artisanales, pour éviter certains sinistres à l’image de ce que le pays a vécu tout récemment.
Dans le souci d’apporter des solutions adaptées aux litiges fonciers persistants et aux difficultés d’accès à un logement décent, les actions du Gouvernement consisteront à mettre en place un cadre sécurisé du foncier, par l’immatriculation systématique de 810 000 parcelles et l’opérationnalisation du guichet unique du foncier.
Une réserve foncière de 429 hectares sera constituée pour la réalisation de logements sociaux. Aussi, 2 789 logements sociaux seront achevés et mis à la disposition des populations.
Amélioration du cadre de vie des populations
Dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie des populations, nos actions s’inscriront dans la réalisation de 35 dépôts de transit, l’aménagement de 40 000 mètres linéaires de collecteurs naturels, le curage de 677 656 mètres linéaires de caniveaux et la réalisation de 5 stations de traitement de boue de vidange à Tienfala, Kayes, Nioro et Ségou.
Les activités de reboisement des grandes surfaces ainsi que la restauration des terres dégradées seront effectives.
Parallèlement à cela, le plan d’action pour la gestion des inondations, élaboré à la suite de la récente catastrophe, sera aussi mis en œuvre, afin d’éviter d’autres sinistres.
L’amélioration de la Couverture sanitaire
L’axe 4 du PAG est consacré à l’amélioration du cadre de vie des populations dans notre pays.
A en croire le Premier ministre, le Gouvernement s’emploiera à l’amélioration du plateau technique des structures de santé avec l’acquisition de matériels et d’équipements modernes, la construction de centres de santé et le renforcement des dispositifs de prise en charge des patients et du contrôle sanitaire. Ainsi, il sera mis en place 7 cliniques modulaires, un laboratoire médical de type P2, 3 centrales de production d’oxygène, des incinérateurs dans des CSCOM de 102 communes, un gamma camera et des systèmes solaires pour le fonctionnement des Genxper.
Assurer le capital humain de qualité
Le Gouvernement s’est fixé comme objectif d’assurer à notre pays un capital humain de qualité. Pour y parvenir, des programmes de formation adaptés aux différents niveaux d’ordre d’enseignement seront mis en place. Ainsi, 5 188 apprenants seront pris en charge dans les filières porteuses.
Au niveau de l’enseignement supérieur, la mise en œuvre du programme de formation des formateurs à l’ingénierie de la formation se poursuivra afin de permettre aux enseignants-chercheurs d’assumer convenablement leurs tâches. Une plateforme de ressources numériques sera accessible à tous. Des bibliothèques virtuelles seront créées.
Les capacités d’accueil et d’études des établissements d’enseignement seront renforcées par la construction et l’équipement de 85 écoles fondamentales et de 11 lycées dont 2 d’excellence.
Des laboratoires pédagogiques dans les institutions d’enseignement supérieur aux Universités de Ségou et Sikasso seront réhabilités.
De manière permanente, le Gouvernement veillera au contrôle de la qualité établissements d’enseignement privé, à travers l’évaluation de 1 144 d’entre eux.
L’apaisement du climat social
L’apaisement du climat social, la disponibilité de ressources humaines de qualité au sein de l’administration publique et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs constituent le socle de l’Axe 6 du plan d’action.
Pour préserver et consolider la paix, le Gouvernement entend renforcer le dialogue social.
Dans cette perspective, il sera procédé à l’opérationnalisation du Conseil National du Dialogue social : le CNDS, à la dynamisation de 200 cadres de dialogue aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises privées, et à la poursuite de la mise en œuvre de 60 accords syndicaux non éteints.
La reconstruction de notre tissu social
La crise multidimensionnelle ayant fortement ébranlé notre pays dans ses différentes composantes, une importance capitale est accordée à la reconstruction de notre tissu social, à travers l’organisation de dialogues inter et intracommunautaires, la réinsertion socio-économique de 600 jeunes des zones impactées par les conflits, la poursuite du processus d’intégration de 34 000 ex-combattants, l’aménagement de lieux de mémoire et l’assistance de 2 000 victimes des violations graves des droits de l’homme.
Relance de la dynamique culturelle et renforcement du sentiment d’identité nationale
Pour le gouvernement Maïga, L’art et la culture constituent des leviers importants du développement économique social et identitaire de notre pays. En décrétant, 2025, Année de la culture, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, nous invite, justement, à relancer la dynamique culturelle et renforcer le sentiment d’identité nationale, a martelé le Général Maïga.
Dans ce cadre, poursuivra-t-il, le Gouvernement s’emploiera à la promotion des richesses culturelles du pays, favorisera les échanges artistiques et soutiendra les acteurs culturels à travers une série d’événements et de festivals emblématiques dont la Biennale artistique et culturelle prévue, cette année, à Tombouctou.
Une diplomatie plus active dans la défense des intérêts stratégiques du pays
Dans un monde caractérisé par des enjeux géopolitiques aussi importants que complexes, qui dépassent largement nos frontières, la diplomatie malienne continuera de jouer le rôle crucial qui est le sien dans la défense des intérêts stratégiques de notre pays.
Porté par l’Axe 7 du Plan d’Action 2025-2026, elle poursuivra ses efforts pour déconstruire les narratifs erronés et les stéréotypes hostiles à notre pays. En parallèle, la diplomatie malienne s’emploiera activement à renforcer et diversifier nos relations de partenariat dans le strict respect de l’article 34 de la Constitution du 22 Juillet 2023, aux termes duquel « L’action publique est guidée par les principes fondés sur le respect de la souveraineté de l’Etat, les choix souverains du Peuple et la défense de ses intérêts », indique l’orateur.
« Sous l’impulsion de Son Excellence le Général Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Gouvernement s’attellera au rayonnement continu du Mali dans la sous-région et sur la scène internationale. Aujourd’hui, l’avènement de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et la formulation par nos trois pays, d’une position commune sur les grandes questions régionales et mondiales constituent un motif d’espérance pour les Peuples du Sahel. A cet effet, notre diplomatie s’attellera à maintenir et à impulser cette dynamique dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération, conformément aux aspirations profondes des peuples de notre espace commun. Elle entend fortement contribuer au renforcement du mécanisme de coordination, afin de mieux porter les voix de notre pays et de l’AES, a déclaré le chef du gouvernement malien.
Par ailleurs, argumentera-t-il, l’outil diplomatique redoublera d’efforts dans le cadre de la mobilisation des ressources financières à travers les conventions et accords de partenariat, pour le financement des projets prioritaires. De même, il assurera le suivi de la promotion et du placement des cadres maliens dans les organisations internationales.
Création de conditions pour des élections transparentes et apaisées
La création de conditions pour des élections transparentes et apaisées occupera une place importante dans l’action gouvernementale, a souligné le Premier ministre Abdoulaye Maïga.
« Dans un pays qui se remet d’une décennie de crise multidimensionnelle, nous ne ménagerons aucun effort pour éviter à notre pays une crise électorale. Cette préoccupation nous oblige à prendre de manière rigoureuse, avant toute élection, les dispositions politiques, sécuritaires et techniques idoines. C’est pourquoi, le Gouvernement compte accorder une attention particulière à l’élaboration et la consolidation de l’arsenal juridique y afférent. A cet effet, le processus d’élaboration et de mise à jour des projets de textes de lois et instruments relatifs aux questions électorales se poursuivra, en collaboration étroite avec l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) », a-t-il ajouté.
Au-delà des obstacles financiers, matériels et sécuritaires qui se dresseront sur notre chemin, martèle l’orateur, je voudrais vous assurer, sans aucune ambiguïté, Monsieur le Président du Conseil National de Transition, que mes actions et celles des membres du Gouvernement s’inscriront, sous le leadership éclairé du Président de la Transition, Chef de l’Etat, dans la mise en œuvre, à un bon niveau des actions retenues, et cela, en tenant compte de 3 principes fondamentaux : la responsabilité, la redevabilité et l’exemplarité, et en formulant un vœu.
La responsabilité requiert des membres du Gouvernement de ne pas prendre des engagements qu’on ne peut tenir mais aussi de continuer à respecter les engagements déjà souscrits. Elle nous exhorte à faire prévaloir la transparence et convaincre les Maliens et les Maliennes de la pertinence des choix du Gouvernement.
La redevabilité exige des membres du Gouvernement de rendre compte des actions réalisées. Dans ce cadre, des rapports issus des différentes évaluations du Plan d’Action du Gouvernement, conformément à l’article 16 de la Charte de la Transition, feront l’objet de transmission au Conseil National de Transition. Les citoyennes et citoyens seront régulièrement informés à travers une communication active, sur l’état d’avancement du Plan d’Action du Gouvernement.
L’exemplarité oblige le Gouvernement au respect des vertus de rigueur, d’humilité, du travail bien fait et à avoir le souci constant de la rationalité et de l’efficience dans la gestion des fonds publics.
Quel que soit la pertinence d’un plan, aucune réussite ne sera possible dans la haine destructrice et la division, c’est tout le sens de la phrase par laquelle, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat termine ses allocutions « Ensemble, nous ferons le Malikura.
Ramassé par Oumar KONATE
