Il y a peu, dans ce pays, on redoutait, en guise de mauvais pronostiques, l’effondrement de l’économie et l’apocalypse au plan social. Mais c’était sans compter l’arrivée d’un homme, sérieux au travail, rigoureux dans le traitement des dossiers, et visionnaire dans la perception des solutions, pour changer radicalement les choses. Cet homme, discret mais efficace, dans le secret de son cabinet, le ministre de l’économie et des finances, Alousséni Sanou, dont la méthode et la perspicacité dans l’action ont donné un sens concret à l’engagement du Président de la transition, Général d’armée Assimi Goïta pour un Mali de nos ambitions.
Le succès de la transition est certes le résultat de conjugaison des efforts multiformes. Ça, c’est une réalité, mais force est de reconnaître que l’économie est le point névralgique du développement humain intégral.
Partant de ce postulat, il est évident que si l’économie tient bon, comme elle se présente actuellement au Mali, en dépit de grandes contraintes structurelles, c’est qu’il y a à la manège un homme de devoir et une équipe solide au travail qui ont su imprimer, en un laps de temps, de grandes réformes structurelles ayant permis au pays de suivre une dynamique prometteuse.
L’équipement militaire et des hôpitaux
On le voit tout net, par le volonté affichée du chef de l’Etat, Assimi Goïta, que depuis 2021, le Mali a fait de sa priorité le renforcement de son équipement militaire pour faire face aux nombreux défis sécuritaires, auxquels le pays est confronté, notamment la lutte contre le terrorisme..
Véritable artisan de l’ombre des performances jusqu’ici réalisées, depuis le début de la transition, le maître de l’hôtel de finances, par sa vision et sa méthode, a su revigorer le domaine très fermé de l’armée et des forces de sécurité ainsi que le secteur de la santé ; deux domaines stratégiques de l’Etat, où l’exigence des citoyens était de plus en plus forte.
Ces épreuves ont été une opportunité, pour lui, de prouver que ses compétences vont au-delà de son statut de banquier.
Loin s’en faut ! Il a à son arc la maîtrise des agrégats économiques qui fait de lui un fin statisticien, fort en analyse statistique, lui permettant de maintenir l’économie de son pays en dehors des zones de turbulence.
Le ministre de finances qu’il est, de plus en plus imprégné des défis de l’heure, n’a pas tardé à faire montre d’une certaine clairvoyance pour se fixer des priorités, dans un contexte de défis notamment, où tout est priorité.
Les dossiers chauds du ministre des finances, sur lesquels les observateurs ne ne tarderont pas à remarquer la dextérité professionnelle de l’homme sont, bien entendu, liés à l’amélioration et à l’acquisition des matériels d’équipement des militaires et des hôpitaux.
D’une manière ordonnée, et dans un délai jugé relativement court, sans soulever la moindre polémique, de gros efforts financiers ont été déployés avec tant d’habileté technique pour doter l’armée et plusieurs centres hospitaliers du pays d’infrastructures modernes.
Tout le monde l’aura constaté : la puissance de feu de l’armée malienne n’est plus un mirage. Nos forces armées et de défense ont été dotées, entre autres, d’avions de chasse, de transports, des véhicules blindés lourds et légers, des munitions appropriées, des moyens de communications à la pointe des technologies. Aujourd’hui, elle se fraye le chemin des grandes puissances militaires de la sous-région.
Une prouesse réalisée, jour après jour, et avec des moyens non extensibles à souhait, grâce au pragmatisme du ministre Sanou. Cela fera dire à plusieurs observateurs, surtout parmi les plus avertis, que grâce au maître de l’hôtel de finances et à ses équipes pluridisciplinaires, des résultats tangibles ont pu être engrangés par la transition. Des résultats bien visibles qui permettront aux autorités de la transition de se targuer, à l’heure du bilan, de bien meilleures actions.
Si, comme on le dit, l’argent est le nerf de la guerre, le ministre des finances, lui, sait qu’en dehors de la bourse, il lui faut un solide casting opérationnel et technique, à la fois en matière de ressources humaines qu’en terme d’organisation en vue de réaliser de grandes performances, surtout dans un environnement économique de plus en plus difficile.
Son modèle de management a su permettre de gagner pareils défis importants et de bien cadrer avec la réalité du moment. La bonne illustration en est que des investissements conséquents se font dans l’armée et les forces de sécurité dans le but de renforcer la capacité opérationnelle de nos hommes en uniforme, dont la montée en puissance sur le terrain est incontestablement un motif de fierté accrue pour les populations maliennes.
Même constat dans le domaine sanitaire où le relèvement des plateaux techniques est devenu l’un des travaux d’hercule du ministre de l’économie et des finances, lequel sait par devers tout que la refondation du secteur de la santé passe avant tout par la capacité opérationnelle de nos principaux et centres hospitaliers.
Le plan de sauvetage de l’énergie 
Le délestage, on le sait, a causé, ces derniers temps, à l’économie du pays un gros coup. Face à la gravité de cette situation, jadis inédite, le Ministre Sanou a élaboré un plan de sauvetage. Il s’agit de l’augmentation de la taxe sur les télécommunications et le mobile money.
Au départ, si cette nouvelle mesure s’était butée à un sérieux problème d’adhésion populaire ; une frange importante de la population ne voulant pas en entendre parler, aujourd’hui, la polémique s’est estompée. La démarche pédagogique du gouvernement, à travers le ministre de l’Economie et des finances, pour obtenir une plus grande adhésion populaire, a prévalu.
Au bout de quelques mois, le résultat de la nouvelle mesure de taxation des télécoms et de mobile money s’est révélé salvateur. Aussi bien dans d’autres secteurs, la fourniture d’électricité a connu une nette amélioration à travers le pays. De 06h par jour, nous sommes à plus de 19h de fourniture d’électricité dans plusieurs localités du pays.
Le Mali a été retiré de la liste grise du GAFI
Après quatre ans de réformes soutenues et d’évaluations internationales, le Mali a été salué pour ses progrès dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Ainsi, il a été retiré du Groupe d’action financière (GAFI). Cette décision, intervenue le 13 juin 2025, fait suite à un processus de mise en conformité entamé en 2021, marqué par la mise en œuvre de 27 actions correctives, la production de dix rapports d’évaluation et l’accueil d’une mission d’inspection internationale à Bamako fin avril dernier.
Faut-il le préciser, Inscrit sur la liste grise du GAFI en juin 2021, le Mali figurait parmi les pays jugés défaillants dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette inscription, qui impliquait une surveillance renforcée et des obligations périodiques de reporting, avait été décidée sur la base de plusieurs carences relevées lors de l’évaluation mutuelle, conduite par les instances régionales.
Pour convaincre, le Mali avait alors adopté un plan d’action en 27 mesures, dont la mise en œuvre a été suivie de près par le Groupe de revue de la coopération du GAFI.
Neuf rapports d’étape et un rapport de visite ont été produits entre 2021 et 2025, attestant d’un engagement croissant des autorités maliennes, tant sur le plan juridique que technique.
En mission à Bamako du 28 au 30 avril 2025, une délégation conjointe du GAFI et du Groupe Afrique Moyen-Orient a procédé à une évaluation sur site. Elle a rencontré les équipes des ministères de l’Économie et des Finances, de la Justice, de la Sécurité, de la Protection civile et la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Cette mission a permis de constater la mise en conformité effective de plusieurs dispositifs clefs, notamment en matière de surveillance des transactions suspectes, de régulation du secteur financier informel et de coopération judiciaire, a-t-on appris du Site APPANews.
Selon la même source, le retrait du Mali de la liste grise constitue une reconnaissance des efforts menés sous la coordination de la Commission nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (CONAC-LBC/FT), avec l’appui technique du GIABA (Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest) et de plusieurs bailleurs, dont la Banque mondiale et l’Union européenne.
Ce qui est sûr et certain, c’est que les effets de cette sortie de cette liste noire, selon plusieurs observateurs crédibles, devraient se faire sentir dans les prochains mois. Selon des données de la Banque mondiale, le Mali a connu une contraction de 18,6% des investissements directs étrangers (IDE) entre 2021 et 2023, en partie liée à l’image de risque renforcé associée à son inscription sur la liste grise. En 2024, le pays avait attiré 312 millions de dollars d’IDE contre 384 millions en 2020, selon les données consolidées du FMI.
Autre atout lié à cette sortie heureuse, c’est, dit-on, la reprise progressive des correspondances bancaires avec les établissements européens, certains ayant suspendu ou restreint leurs relations avec les banques maliennes depuis 2022, par crainte de procédures de non-conformité.
Pour les entreprises locales, cela signifie une amélioration de l’accès au financement international, une réduction des délais de transfert et une baisse possible du coût des emprunts.
Mali: la bonne note du FMI
Partant des performances réalisées par le ministre de finances, qui ont fait leurs effets et leurs pleins effets sur l’économie, les satisfécits et félicitations des institutions financières internationales se sont du reste multipliés.
Maintenant que le progrès économique est là, les mauvais prophètes se taisent, le peuple commence à respirer, malgré des difficultés conjoncturelles.
S’agissant du progrès économique du Mali, le FMI n’est pas en reste. La Preuve ? Au compte d’une étude fouillée et d’analyses minutieuses, une équipe d’experts du Fonds Monétaire International (FMI) a achevé, le 13 juin dernier, une visite au Mali. Au cours de son séjour, elle a révélé une réalité économique singulièrement positive, soulignant la résilience et la vigueur du pays face aux défis multiples.
Cette observation contraste vivement avec la situation de certains pays voisins, dont les pratiques économiques ont été entachées par la dissimulation de dettes et la manipulation de données financières, souligne Abdoul Karim Konaté, enseignant-chercheur à l’Université de Nouakchott.
Les conclusions du FMI, selon Abdoul Karim Konaté, soulignent non seulement la stabilité économique du Mali, mais également son potentiel de croissance. Car, malgré la baisse de production résultant de la fermeture de la plus grande mine d’or et des risques, la croissance du PIB réel devrait atteindre 5,0% en 2025.
« Sous réserve de la reprise de l’intégralité des activités minières, la croissance devrait rebondir pour atteindre 5,4% en 2026 », souligne l’Institution de Bretton Woods.
Selon la même institution, les perspectives macroéconomiques du Mali sont bonnes, traduisant la solidité des fondements de l’économie malienne. Ce qui est de bon augure, pour notre pays, confronté à une crise multidimensionnelle. Toutefois, le Mali doit faire des efforts en donnant la priorité à la variabilité des finances, notamment en se rapprochant du plafond de déficit budgétaire de 3% fixé par l’UEMOA.
« Les principales priorités consistent notamment à accroître les recettes intérieures en élargissant l’assiette fiscale, y compris celles provenant du secteur minier, et à renforcer les administrations fiscale et douanière », insiste le FMI. De plus, les autorités devraient s’attacher à améliorer l’efficience des dépenses, tout en préservant l’investissement public et les ménages vulnérables.
Efforts constants et gestion rigoureuse
En guise de perspectives, le FMI recommande : réduire l’incertitude entourant les politiques intérieures et faire avancer les réformes structurelles ; poursuivre l’amélioration de la gouvernance budgétaire et la gestion des finances publiques ; remédier à la vulnérabilité des entreprises publiques et renforcer leur surveillance, en particulier la Société d’électricité Énergie du Mali.
Et enfin, il est essentiel pour le FMI, le renforcement des cadres réglementaires transparents pour attirer l’investissement étranger. Des mesures qui permettront à coup sûr de libérer le potentiel de croissance du Mali.
Pour Abdoul Karim Konaté, l’analyse du FMI offre une perspective encourageante pour l’économie malienne, tout en soulignant l’importance de la transparence et de l’intégrité dans la gestion des affaires économiques. « Le Mali, grâce à ses efforts constants et à sa gestion rigoureuse, se distingue comme un exemple de réussite économique dans un environnement régional souvent tumultueux», souligne l’enseignant-chercheur.
Sans surprise, l’équipe du FMI a rencontré le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le ministre de la Justice Mamoudou Kassogué, et le directeur national de la BCEAO pour le Mali, Baréma Bocoum.
Vision Mali 2063
Pour consolider ces acquis, dans le sens de la vision du Président, Général d’armée, Assimi Goïta, il a été élaboré un document stratégique ; dénommé (La Vision « Mali Kura 2063) en langue Bambara « Mali Kura nientaasira ka ben san bafla nibiyoro ni saba ma (2063) ».
Ce référentiel du développement est une vision à long terme sur 40 ans, à travers 11 projets structurants concernant pratiquement tous les domaines du développement comme l’agriculture, l’énergie, l’innovation des technologies digitales ou encore les mines.
L’autre aspect important, c’est celui se rapportant sur la Stratégie nationale pour « l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) » s’articule autour de cinq axes prioritaires : le renforcement de la souveraineté, la consolidation de la paix et de la sécurité, la refondation de la gouvernance, la transformation structurelle de l’économie, la gestion durable de l’environnement, l’adaptation aux changements climatiques et la résilience.
Pour la matérialisation des objectifs de développement du Mali, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a demandé aux partenaires techniques et financiers, de s’aligner sur les priorités du Mali et de rester cohérents avec les objectifs de la Vision « Mali Kura nientaasira ka ben san bafla nibiyoro ni saba ma (2063) » et de la Stratégie nationale pour « l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) ».
L’économie du Mali tient bon, en dépit des difficultés. Un point de satisfaction du ministre Sanou est lié à l’engagement des partenaires du Mali, toutes tendances confondues, à accompagner le développement du Mali.
Oumar KONATE
