A la veille de la tenue du référendum prévue le 18 juin, les cadres du Rassemblement pour le Mali (RPM) ont tenu une conférence de presse jeudi 1er juin, au Cicb, pour clarifier leur position. Ainsi, ont-ils donné le mot d’ordre aux militants RPM à se mobiliser pour un OUI massif.
A l’heure de la clarification des positions afin de ne pas rater cet événement historique qu’est l’adoption d’une nouvelle constitution, les cadres légitimes et valables du Rassemblement pour le Mali (RMP) ont donné de la voix. Il s’agit, entre autres, de : Mamadou Diarrassouba, Nango Dembélé, Baber Gano, Mahamane Baby, Issiaka Sidibé, président de la 5ème législature, Frankaly Keïta, Ag Erlaf, Ould Mantali, Yacouba Traoré, Mamadou Satigui Diakité, Me Zoumana N’Tji Doumbia. A l’unanimité, ces cadres, les plus représentatifs de l’ancien parti au pouvoir, ont décidé de soutenir l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale. C’était en présence des délégations des fédérations et sections de l’intérieur du RPM. Il s’agit de : Kayes, Koulikoro, Sikasso , Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka qui ont répondu tous présent à cette rencontre de concertation, d’échanges, de déclaration d’opinion et de clarification de position pour le projet de nouvelle constitution et le référendum prévu au 18 juin 2023 sur l’ensemble du territoire national.
«Après une analyse de la situation sociopolitique de notre pays, marquée par un contexte d’insécurité grandissante, par une montée en puissance réelle de nos Forces armées et de sécurité ; vu les réformes politiques et institutionnelles en cours dans notre pays ; vu le projet de nouvelle constitution proposée par les autorités de la transition en cours de vulgarisation dans notre pays pour un référendum prévu le 18 juin 2023 ; vu le rappel historique des contextes juridico-politiques qui ont nécessité cette réforme constitutionnelle pour le Mali ; rappelons que parmi les tentatives de réformes échouées rappelées par le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta, lors de la cérémonie de vulgarisation du projet de la constitution aux forces vives de la nation et aux notabilités religieuses et traditionnelles, la dernière tentative citée est celle du Président de la République feu Ibrahim Boubacar Keïta qui nous concerne ; vu la volonté de recherche du consensus des Maliens autour de la réforme, principale préoccupation de feu IBK en 2017 et pour laquelle raison, dans sa sagesse, il a suspendu le processus de la révision de la constitution malgré son adoption par l’Assemblée nationale ; vu le constat du RPM du large consensus des maliens qui se dégage dans l’appropriation de la nouvelle constitution dans son contenu et en faveur d’un référendum prévu pour le 18 juin 2023 pour le « Oui », a déclaré Me Baber Gano.
Ainsi, poursuivra-t-il, le RPM exprime sa satisfaction et adhère au contenu du projet de la nouvelle constitution qui a repris toutes les propositions de révision voulues par le Président de la République feu IBK et qui est très convergent au projet de révision du Président feu IBK, suspendu en 2017. Avant de rappeler les points de convergence qui sont : dans le préambule, le rappel de la lutte du euple malien pour l’avènement de la démocratie et de l’expression plurielle des partis politiques ; dans la forme Républicaine de l’Etat ; dans la durée du mandat du Président (05 ans) ; dans la forme du serment prêté par le Président ; de la détermination de la politique de la nation par le président de la République ; du pouvoir du Président de la République de démettre le Premier ministre sans que celui-ci présente sa démission ; de la proposition du Senat comme deuxième chambre du Parlement et de la nomination du 1/3 de ses membres par le Président parmi les notabilités de la société civile, les leaders religieux et traditionnels; de la suppression du Haut conseil des collectivités territoriales ; de la suppression de la Haute cour de justice ; de la création de la Cour des comptes et du maintien du mode de scrutin majoritaire à deux tours pour l’élection du Président de la République et des députés.
« Considérant qu’à travers l’analyse approfondie du contenu de la nouvelle constitution, notre opinion a été convaincue et acquise que celle-ci ne présente pas de dispositions contraires à la marche démocratique du pays et au fonctionnement des institutions de la République et n’est pas conflitogène et n’a exclu aucune race, aucune ethnie et aucune religion. Qu’au contraire, elle renforce et améliore le fonctionnement des institutions par la création d’une nouvelle institution, le Senat, garantissant aux collectivités territoriales un meilleur cadre d’exercice législatif et la Cour des comptes pour un meilleur contrôle des fonds publics et une meilleure amélioration des dépenses publiques. Au regard de cette analyse, le RPM lance un appel à tous ses militants et à toutes ses militantes de voter massivement le projet de la nouvelle constitution pour le référendum du 18 juin 2023 », précisera Me Baber Gano.
Oumar KONATE
