Les sanctions très attendues de la CAF suite à la finale entre le Maroc et le Sénégal sont tombées.
Une première lecture permet de se rendre compte que l’institution n’a pas appliqué ses propres règlements.
Car il faut noter que le commissaire du match et l’arbitre ont tous deux dans leurs rapports mentionné que “l’équipe sénégalaise a quitté la pelouse”.
À partir de ce moment, la CAF se devait d’appliquer ses articles 82 et 84 du règlement disciplinaire qui prévoient des sanctions strictes et automatiques.
Pour ne pas avoir pris en compte ces articles au moment des sanctions, la CAF rompt avec le “principe d’égalité devant le règlement”.
Qui des sanctions
Pour de nombreux observateurs et spécialistes, elles sont tout simplement disproportionnées.
“Les sanctions prononcées sont totalement disproportionnées et incompréhensibles” se plaint cet annalyste sportif expérimenté.
Si pour lui, Samuel Eto’o, le président de la Fédération Camerounaise de Football a pris 4 matchs de suspension pour s’être emporté en tribune, Saïbari, l’avant centre marocain a pris 3 matchs pour avoir déplacé des serviettes, il est inconcevable qu’ « un coach qui a saboté une finale continentale devant le monde entier en quittant volontairement le terrain ne reçoit que 5 matchs de suspension”.
Et de conclure que c’est une hiérarchie des fautes totalement incohérente et contraire à toute logique sportive et disciplinaire.
