L’Association Droit et Citoyenneté au Mali (ADCM) a organisé, hier 1er février, un atelier sur le rôle des autorités et légitimités traditionnelles dans la consolidation de la démocratie : cas de Bamako. C’était dans les locaux de la Mairie de la commune IV en présence de la Coordinatrice de l’ONG ADCM, Aïssata Kéïta, du Coordinateur des chefs de quartiers, Boubacar Tabouré, du Représentant de la délégation spéciale, Aboubacar Bougoudogo et celui du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune IV, Habib Kossa Kanouté.
De l’avis de la Coordinatrice de l’ADCM, Aïssata Kéïta, les légitimités traditionnelles, incarnées par les chefs coutumiers, les sages et les leaders communautaires jouent un rôle primordial dans la vie des citoyens. Ces acteurs traditionnels sont souvent les premiers recours en matière de médiation sociale, prévention et de gestion de conflits ainsi que de préservation de la paix ».
Selon la Coordinatrice de l’ADCM, les plus hautes autorités du pays ont décidé d’instituer une journée nationale des légitimités traditionnelles afin de valoriser leur rôle indispensable dans la transmission des valeurs culturelles. Il est important, a-t-elle souligné, de reconnaître l’existence des incompréhensions entre ces légitimités traditionnelles et les institutions modernes. « Ces incompréhensions mal gérées, finissent par saper nos efforts dans la construction d’une démocratie solide et inclusive », a reconnu Aïssata Kéïta.
L’ADCM, selon sa coordinatrice, est une organisation qui a pour mission de contribuer à la culture de la démocratie et des droits humains. Elle vise à prôner la culture de la citoyenneté au Mali ; contribuer à la sauvegarde et au renforcement des idéaux de la démocratie ; lutter contre la dégradation de l’environnement ; contribuer à la diffusion du droit et favoriser l’intégration africaine. Les domaines d’intervention de l’ADCM sont entre autres la bonne gouvernance ; la santé et l’éducation ; la protection de l’environnement et l’assainissement ; les activités culturelles ; l’hydraulique et les activités génératrices de revenus.
L’organisation de cet atelier, a précisé Aïssata Kéïta, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la mission de l’Association. Cet atelier, a-t-elle souligné, se veut être une plateforme d’échanges, d’analyse et de propositions. « Pour ce faire, nous attendons de vous une discussion franche en vue d’analyser le rôle des légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale et nationale ; d’identifier les points de convergence et les défis liés à la coexistence entre les systèmes traditionnels et modernes et de formuler des recommandations concrètes pour renforcer leur complémentarité au service d’une démocratie plus inclusive ».
Cet atelier est d’une importance capitale pour le Représentant du Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune IV, Habib Kossa Kanouté. Il a évoqué le rôle de ces autorités dans la stabilisation de la société malienne. Selon lui, ces légitimités traditionnelles interviennent dans le domaine de la justice pour trouver un arrangement entre deux parties en conflit. Souvent, les magistrats accordent une intervention particulière à leurs interventions, a-t-il fait savoir.
Cette thématique est plus d’actualité, a avoué le Représentant de la délégation spéciale de la Commune IV, Aboubacar Bougoudogo. Le rôle des légitimités traditionnelles est plus que cruciale dans la consolidation de la démocratie. Aboubacar Bougoudogo a salué cette initiative portée par une association.
Pour animer cet atelier, l’ADCM a fait appel à Dr Lassine Diarra, enseignant-chercheur à l’USJPB.
Depuis sa création, l’ADCM multiplie les activités d’intérêt public sur fonds propres. L’importance des activités menées et la pertinence des thèmes débattus attestent de la crédibilité de l’ADCM et ses responsables.
Source: ALI24
