Pour la rénovation des stades de football, le cas du Mali est une école, retient-on dans les couloirs du football africain. La raison ? Après seulement quelques mois de travaux, le Stade 26 mars a été approuvé par la Confédération africaine de football (CAF)à abriter les matches internationaux. Une performance avérée d’autant que le joyau n’a coûté que 7 milliards de FCFA. Pour couronner le tout, l’édifice new-look a été inauguré par le Chef de l’Etat, Assimi Goïta. C’était en janvier 2022.
Afin de répondre aux normes exigées par la Confédération africaine de football (CAF), pour abriter les compétitions internationales plusieurs pays ont été contraints, apprend-on dans le milieu footballistique, de procéder à la rénovation des structures existantes.
A cet égard, le Mali était sur le viseur de l’instance africaine de football. En estimant, comme les experts l’ont constaté, les investissements colossaux effectués par certains pays,pour se donner bonne figure, à l’image du Burkina Faso, voire la Côte d’ivoire, qui ont investi toute une fortune, le Mali peut alors s’estimer heureux.
Et pour cause ? Avec seulement un investissement de 7 milliards, le Stade du 26 mars a été approuvé par la CAF. Au même moment, le Burkina voisin, avec un investissement de 15 milliards court toujours derrière son agrément qui n’est pas encore validé par la CAF pour abriter les matches internationaux.
S’agissant de la Côte d’Ivoire, elle lui a valu débourser près de 65 milliards de FCFA pour avoir l’agrément de la CAF.
Voilà, les observateurs ont bel et bien raison, dans ce cas de figure, à soutenir que le Mali fait l’exception en la matière d’autant qu’il a réussi, avec des moyens relativement modestes, là où certains ont échoué avec tant d’investissements colossaux.
Faut-il le préciser, les travaux de réfection du stade du 4 août de Ouagadougou ont coûté 15, 356 milliards FCFA. Le marché a été attribué à un groupement pour un montant de 14, 7 milliards FCFA et le suivi-contrôle devrait coûter 564 millions de FCFA pour un délai d’exécution de 11 mois.
Malgré tout, à l’heure du bilan, l’expert de la CAF n’a pas caché son insatisfaction. Il a estimé que les entrepreneurs en charge desdits travaux ne sont pas qualifiés.
« Il faut engager des entreprises qui possèdent une expertise dans la construction des stades modernes, car, la construction d’un Stade diffère de celle d’une habitation » avait tonné l’expert de la CAF, Muhammad Feizal Sidat, à l’endroit des autorités burkinabé. Avant d’ajouter, sans surprise, « qu’à part la pose des sièges, tout le travail de réhabilitation devrait être repris ». Tollé général dans le camp des burkinabé.
En Côte d’Ivoire, l’Etat a dû investir un montant impressionnant pour la modernisation du Stade Félix Houphouët-Boigny ; l’un des 6 stades retenus pour abriter les matches de la CAN 2023 qui se joue dans ce pays.
Le ministre ivoirien en charge des Sports a annoncé le coût de réhabilitation du Stade Félix Houphouët-Boigny évalué à plus de 65, 357 milliards. La superficie prévue est de 54 348 mètres carrés.
Agrément du Stade du 26 mars
Dans une circulaire datée du 1er mai 2022, la Confédération africaine de football a à nouveau notifié au Mali sa décision d’approuver le Stade du 26 mars. La reconnaissance de cette performance malienne est ainsi libellée : « Éliminatoires de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations Côte d’Ivoire 2023 (journées 1 & 2 – Mali – Décision sur le lieu).Cher Secrétaire Général, Référence à la participation de votre équipe nationale aux éliminatoires de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations Côte d’Ivoire 2023 journées 1 & 2 qui se dérouleront du 30 mai et le 14 juin 2022, suite au processus de vérification et d’inspection des stades mené par la CAF, veuillez trouver ci-dessous la décision sur le lieu choisi par votre association ». On le voit bien, à travers cette note de la CAF, le Stade du 26 mars est approuvé par la CAF.
La CAF poursuit son adresse à l’endroit du Mali en ces termes : « Veuillez noter que le stade approuvé sera défini comme lieu pour accueillir le match Groupe G -Mali Vs. Congo lié aux éliminatoires de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations Côte d’Ivoire 2023 journée 2. Nous apprécions votre contribution en nous aidant à élever le niveau du football africain avec des installations améliorées alors que nous continuons à être exposés à un public mondial. Veuillez agréer, cher Secrétaire Général, l’expression de mes salutations distinguées ».
ÉQUIPES QUALIFIÉES POUR LE DEUXIÈME TOUR PRÉLIMINAIRE
Au sujet des Compétitions interclubs de la CAF 2023-24, la CAF a été précis dans sa circulaire qui précise dans des termes aussi clairs que voici : « Chères Mesdames, Chers Messieurs, nous tenons avant tout à féliciter toutes les équipes qualifiées pour le 2ème tour préliminaire de des compétitions Interclubs de la CAF 2023/24. En préparation des matches de la prochaine phase de qualification des compétitions interclubs de la CAF, à savoir le 2ème tour préliminaire de la Ligue des Champions de la CAF 2023-24 et le 2ème tour préliminaire de la Coupe de la Confédération de la CAF 2023-24, les équipes participantes sont priées d’envoyer à la CAF (club.licensing@cafonline.com/competitions@cafonline.com) la sélection du lieu préféré au plus tard le 1er septembre 2023.Tous les matches doivent être joués dans des stades approuvés par la CAF. Veuillez trouver en annexe A, une liste des stades pré-approuvés pour accueillir le 2ème tour préliminaire de l’Interclub de la CAF 2023/24. Dans le cas où un pays ne dispose pas de stade approuvé par la CAF, le club concerné devra jouer son match dans un stade approuvé hors de son territoire, et le lieu doit être choisi parmi les stades approuvés par la CAF».
En référence aux normes applicables par la CAF, pour abriter les compétitions internationales, dans ce cas d’espèce, si malgré l’investissement de 15 milliards FCFA engloutis dans les travaux, le Burkina n’a aucun Stade approuvé par la CAF, le Stade du 26 mars du Mali figure fièrement sur la liste des stade approuvés.
Oumar KONATE
