Dans le cadre de la lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme, la Direction Nationale du Tourisme et de l’hôtellerie en collaboration avec le CENTIF a organisée hier 28 décembre à l’hôtel Millénium, l’ atelier de renforcement des capacités des acteurs de l’administration nationale du tourisme sur les normes de supervision des assujettis du secteur non financier. C’était sous la présidence du représentant du ministre de l’Artisanat de la culture de l’industrie Hôtelière et du tourisme, Mme Sissoko, Sirmaha Habibatou Diawara, à ses côtés, le président de la CENTIF, Idrissa Mahamar Maiga, et l’expert du FNIHM, Moussa Baga Samaké en présence du directeur National du Tourisme et l’hôtellerie, Mamary Diarra et acteurs. L’objectif selon les initiateurs, c’est de sensibiliser le secteur à ses obligations, c’est de former les acteurs à pouvoir mettre en œuvre les activités de contrôle et d’éduquer des règles et des directives.
Dans son contexte, le président de la CENTIF, Idrissa Mahamar Maiga à expliqué, le « blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme sont une menace sur l’économie mondiale soit 3 à 8% du PIB sur le flux mondial ». À l’instar de tous les autres pays du monde, le Mali à mis en place son dispositif. Et le dispositif pour que cela fonctionne il doit être évaluer, c’est le mécanisme prévu par le MERFI a indiqué le président de la CENTIF. Les mécanismes mis en place sont des évaluations permanentes. Chaque pays doit montrer qu’il lutte efficacement contre le blanchissement et le financement du terrorisme. Notre pays a fait l’objet de deux cycles d’évaluations en 2019 et une auto-évaluation en 2018 dans lesquelles nous avons identifier beaucoup des défaillances stratégiques pas trop différents de la sous région mais ces défaillances sont importantes. la moitié des quarante (40) recommandations étaient non conforme au partiellement conforme, en termes d’efficacité sur les onze (11) résultats immédiat seulement un résultat était moyennement fort. Lorsqu’on est dans cette situation si votre économie à une influence sur l’économie mondiale le cas du Mali donc vous êtes mis sur un suivi d’y renforcer et en 2021 le Mali à été mis sur ce suivie et nous devons mettre en œuvre un plan d’action que le gouvernement à consentis d’exécuter. Sur les vingt-sept mesures du plan, vingt-cinq (25) sont satisfaits, nous travaillons sur les deux qui restent, l’une deux mesures concernent la transparence aux bénéficiaires effectifs, des entreprises morales, des personnes morales car les criminels passent par les activités légitimes pour essayer de transformer en revenue propres les revenus d’origine illicites. D’autres insuffisances, en dehors du secteur financier pour lesquels il y’a une autorité de contrôle dont la commission bancaire tous les autres secteurs n’avaient pas de contrôle alors le gouvernement à institué en 2021 des autorités de supervisions et contrôles dont treize (13) au total parmis lesquelles, la Direction Nationale du Tourisme et de l’hôtellerie pour le secteur le concernant. A cet effet, le président de la CENTIF estime que la direction Nationale est dans son rôle par ce qu’être superviseur d’un secteur, c’est de sensibiliser le secteur à ses obligations, c’est de former les acteurs à pouvoir mettre en œuvre les activités de contrôle et d’éduquer des règles, des directives afin que chacun soit en mesure de mettre en œuvre ses obligations. c’est dans ce contexte la direction Nationale du Tourisme et de l’hôtellerie a prévu ce présent atelier et s’est dit heureux et confiant de savoir que la direction agit dans ce domaine et cela va apporter des résultats.
Dans son discours d’ouverture, le représentant du Ministre, de l’Artisanat de la culture de l’industrie Hôtelière et du tourisme, Mme Sissoko, Sirmaha Habibatou Diawara, à déclaré « L’honneur me revient d’être là ce matin pour procéder à l’ouverture du présent atelier qui revêt une importance capitale pour notre secteur, au-delà l’ensemble des branches de l’économie qui souffrent des méfaits du blanchiment des capitaux».
Le thème du présent atelier est d’actualité, à savoir « la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme» et ne doit laisser personne indifférent à indiqué le représentant du ministre. Nul besoin de vous rappeler ici, le rôle majeur que joue le secteur du tourisme dans l’économie de nos pays, à travers les activités génératrices de revenus, les richesses qu’il crée, les opportunités d’affaires qu’il engendre, ainsi que les flux d’échanges commerciaux qu’il facilite. Bien que son impact macroéconomique semble encore sous- estimé, il procure néanmoins un supplément de revenus précieux à des couches vulnérables et groupes défavorisés. Certes, moteur de croissance, ce secteur peut aussi contribuer à la déliquescence du tissu socioéconomique si les échanges qui s’y font ne sont pas contrôlés ou maitrisés à souligné le représentant du ministre. « car aujourd’hui, nous savons tous les maux qui minent notre société et compromettent notre existence dans son fondement. Tous ces maux ont un dénominateur commun, la quête l’argent facile. Or, qui parle d’économie, parle forcement de capitaux ou investissements, autrement dit d’argent injecté dans le tissu ou processus économique à travers des transactions qui accompagnent ces échanges commerciaux a-t-elle soutenu».
C’est pour dire que cette manne qui procure des moyens de subsistance, peut provenir des sources ou d’activités licites ou illicites. Pour qu’une économie se développe et procure de la richesse, elle doit provenir des ressources licites ». Rien qu’à voir ce qui se passe actuellement dans le monde avec les conflits incessants, alimentés par le trafic d’armes, les actes terroristes, le banditisme frontaliers, entre autres, il nous revient de les combattre chacun dans son domaine à t-elle martelé . C’est pour dire que l’atelier de ce matin, loin d’être un atelier de plus est un cadre où les acteurs de l’économie que vous êtes, discuteront non seulement des contraintes et défis liés aux échanges entre différentes parties prenantes (à savoir les personnes, les entreprises, les Etats, etc.),mais également des voies et moyens permettant de limiter les impacts négatifs liés à ces transactions ou échanges. »
le représentant du ministre, engage tous les acteurs dans la lutte contre ce fléau complexe et multiforme qui à l’en croire, est une préoccupation du Gouvernement et plus que jamais la nécessite d’une synergie entre tous les acteurs dont ceux du secteur public et du secteur privé afin d’endiguer cette menace existentielle. Elle a lancé un appel pressant aux entreprises qui constituent les moyens par lesquels transitent les fonds de s’armer efficacement afin de barrer la route aux flux monétaires, jugés d’origine douteuse ». Au nom du ministre, elle a remercier le staff de la Cellule nationale de Traitement de l’Information financière(CENTIF) pour ses efforts incessants dans cette lutte et tout l’appui que son département ne cesse de bénéficier. À l’issue de l’atelier animer par l’expert, les acteurs du secteur du tourisme et de l’hôtellerie ont été imprégnés des outils.
Alassane Cissé
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