Comme un beau diable dans l’eau bénite, le président de l’OCLEI se bat de toute ses forces pour freiner un tant soit peu le fléau de la délinquance finance financière, en particulier celui de l’enrichissement illicite.
Dans le but de dynamiser davantage le chantier de la luette contre l’enrichissement illicite et les dérives similaires, l’Office central de luette contre l’enrichissement illicite (OCLEI) était sur le terrain, la semaine dernière où il a rencontre les responsables et cadres de la Chambre di commerce et d’industrie du Mali (CCIM). L’occasion a permis au président de cette structure phare d’aide à une gouvernance vertueuse, Moumouni Guindo, de sensibiliser la faîtière des opérateurs économiques sur les dangers du phénomène.
Il a expliqué que tout comportement assimilable à un enrichissement illicite ou indû pénalise l’Etat, qui est le protecteur de l’intérêt général. Et d’ajouter qu’un enrichissement personnel au détriment de l’Etat est illicite et constitue une atteinte grave au principe de l’égalité des citoyens devant les charges publiques. Et de sensibiliser les opérateurs économiques et les cadres du secteur privé en général qu’il est important que l’Etat, la puissance publique arrive à percevoir les ressources qui lui sont dues pour son fonctionnement pour ^réserver un environnement sain du monde des affaires.
Pour d’autres intervenants, les efforts de développement ne peuvent qu’$etre anéantis s’il n’y a pas un respect du bien public et une conscience aigue des responsabilités des uns et des autres, en particulier par rapport aux charges fiscales et douanières telles édictées par la loi.
Rappelons qu’en début d’année, lors d’une rencontre internationale de haut niveau à Bamako, sur la thématique de l’enrichissement illicite, le président de l’OCLEI n’avait pas mâché ses mots pour dire que ce fléau provoque le terrorisme.. « Dans le cadre de la synergie d’actions, l’OCLEI a inclus au processus d’organisation le Pôle économique et financier de Bamako, la Cellule nationale de traitement des informations financières et les structures nationales de contrôle ».
Pour lui, la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchiment des capitaux et toutes les autres formes de délinquance financière sapent le développement socioéconomique, creusent les inégalités, provoquent le terrorisme et déstabilisent nos Etats et nos sociétés.
« Toutes choses interpellent et incitent à engager une lutte implacable et concertée contre ces fléaux. Aussi, cette lutte est un devoir de génération en suivant la voie tracée par les mères et pères fondateurs qui, dans l’hymne national du Mali, nous ont instruits: Pour le salut public, forgeant le bien commun », avait alors insisté le président de l’OCLEI. Bruno D SEGBEDJI
MALI-HORIZON
