L’opacité dans la gestion des affaires à l’Energie du Mali (EDM) est devenue une véritable problématique du mieux vivre des Maliens dans les grandes agglomérations. D’année en année, la situation va de mal en pis.
Avec l’avènement de la transition en cours et son corolaire de promesses pompeuses appuyées par des propagandistes à la solde des princes du jour sur les réseaux sociaux, l’espoir suscité n’a été que de courte durée. Du moins sur le plan énergétique.
Nonobstant l’annonce de l’arrivée des groupes électrogènes supposés booster la production de l’énergie, nous broyons du noir. Il y a plus de 30 ans de cela, les mêmes problèmes de déficit énergétique, de délestage, de baisse de tension, de pannes, de mauvaise qualité du réseau de distribution, de pénurie de compteurs, de non accessibilité de certaines zones à l’électricité auxquels nous assistons a atteint un record jamais égalé cette année.
En attendant d’exploiter le système solaire qui nous est favorable, c’est la désolation. Ce qui amène certains compatriotes comme Kassoum Diané à s’interroger si nos autorités ne font pas exprès pour nous maintenir dans le sous développement. «Soit certains vivent de ça, soit un manque de volonté politique, ou nous n’avons aucune compétence ou vision pour changer cet état de fait! Je refuse de croire à la dernière éventualité, car le Mali dispose encore des compétences valables, encore faut-il les utiliser aux bons endroits et au bon moment» s’indigne-t-il.
Ce citoyen malien n’arrive pas comprendre qu’avec toutes ces offres de mixte énergétique :
Énergie nucléaire, Énergie éolienne, Énergie thermosolaire, Énergie photovoltaïque, Énergie thermique (fossiles, biogaz, incinération des déchets), Énergie hydroélectrique, Énergie hydromécanique, Énergie géothermique dont dispose le Mali, nous restons toujours à la traîne, en queue de peloton parmi les pays les moins dotés en énergie.
Il est grand temps de sortir ce secteur de l’emprise des politiques et bureaucrates, pour le confier aux vraies compétences pluri-techniques aptes à trouver enfin des solutions optimales bénéfiques pour l’ensemble du pays.
Tous les problèmes sont déjà connus avec leurs solutions, il suffit de passer à l’action et travailler sans relâche, au bout de 10 ans tous ces problèmes en intégralité ne seront que des mauvais souvenirs, préconise Kassoum Danté.
Madou COULOU
