Ces derniers temps, la couleur jaunâtre de l’eau du fleuve Niger, d’ordinaire bleuâtre, inquiète la population. Les ministères chargés de l’environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara et son collègue de l’Energie et de l’eau, Boubacar Diane sont à pied d’œuvre pour apporter des solutions et surtout de rassurer nos concitoyens, apprend-on de la cellule de communication du Département de l’environnement. Pour se faire, indique la même source, les ministres susmentionnés accompagnés des responsables de leurs services techniques concernés, se sont rendus ce mardi matin à la Station Compacte de Potabilisation de la SOMAGEP, située à Kalabambougou. D’une capacité de production journalière de plus de 12 millions de litres d’eau potable, cette station subit de plein fouet les conséquences de la pollution de l’eau du fleuve Niger.
A l’issue de la visite, le constat s’avère alarmant. Il faut urgemment mettre les bouchers doubles pour sauver le fleuve Niger afin qu’il ne disparaisse pas du fait des activités humaines, notamment le dragage et son corollaire de produits nocifs dont le cyanure et autres.
Du point de vue de Doumbia Mariam Tangara, la situation alarmante du fleuve Niger doit interpeller chaque citoyen où qu’il se trouve. Car, a-t-elle estimé, ce fleuve est le moteur de notre économie. Et de poursuivre que de nos jours, le niveau de pollution dû aux activités illégales pratiquées par certains a atteint son point culminant. Avant de conclure qu’à partir d’aujourd’hui, des instructions fermes seront données aux différents services compétents concernés pour sévir car en n’agissant pas, nous porterons la responsabilité d’une possible disparition du fleuve Niger face à l’histoire.
S’agissant de son collègue de l’Energie et de l’eau, il abonde dans le même sens qu’elle en indiquant que l’Etat ne va plus tolérer que quelques individus, pour leurs intérêts égoïstes, compromettent notre avenir car le fleuve Niger est vital pour nous. Face à l’urgence, le ministre DIANE a préconisé d’interroger les textes et en créer au besoin.
Oumar KONATE avec D. YOSSI/CCOM MEADD
