En collaboration avec African initiative, Youri Communication a organisé une visioconférence sur le partenariat gagnant-gagnant entre la Russie et l’Alliance des Etats du Sahel (AES) c’était le samedi 30 novembre 2024 au Centre international de conférence de Bamako.
Dans la dynamique de raffermissement des relations entre l’alliance des Etats du Sahel et la Russie, Youri communication a initié la présente conférence. Ce, afin de rappeler ce que la Russie peut apporter à l’Aes dans une dynamique de coopération gagnant-gagnant dans le respect mutuel.
Depuis la Russie, Artem Sergeyevich Kureyev de l’Agence African initiative se réjouit de l’excellente relation qu’entretient la Russie avec l’AES.
Depuis l’éclatement de l’Union Soviétique, nous avons été désintégrés, cambriolés, rappelle Artem Sergeyevich Kureyev. Cependant, se félicite-t-il, avec beaucoup d’efforts, nous avons fait face au Bloc politico-militaire de l’OTAN. « Nous-nous battons pour notre liberté et votre liberté. Nous nous battons contre le terrorisme financé par l’occident chez nous comme chez vous. Nous voulons démontrer que la Russie est là pour la justice de tout le monde. Nous allons créer un monde multipolaire où personne n’aura peur, où aucune puissance ne dictera ses lois au reste du monde », a indiqué l’orateur.
Après la tentative de sabordage d’excellentes relations entre l’ex URSS et le continent africain 30 ans durant, notre agence se veut de rétablir ces relations basées sur le respect mutuel entre les peuples d’Afrique et de Russie. Nous voulons ouvrir la culture Russe à l’Afrique.
Pour le politologue Adama Diabaté, le futur du monde se joue au Sahel. La reconfiguration géopolitique en cours est irréversible. Dans ce contexte, estime-t-il, la Russie est notre couverture avec laquelle nous sommes condamnés d’aller de l’avant.
Au plan sécuritaire, Dr Aly Tounkara a souligné les résultats tangibles, fruits de la mutualisation des efforts des forces armées maliennes et burkinabè. La Russie forme en moyenne une centaine d’officiers maliens. Plus de 300 pilotes ont été formés par la Russie, a-t-il précisé. Contrairement à certains partenaires classiques, poursuivra Dr Tounkara, la Russie n’est pas trop exigeante par rapport au transfert de technologies. « Grâce à cette bonne collaboration, on a un nombre élevé d’officiers aptes à combattre le terrorisme. Avec la Russie, l’AES arrive à tirer son épingle du jeu », a-t-il déclaré.
S’agissant de Daouda Moussa Koné, il a mis l’accent sur les potentialités que regorge le sous-sol des pays de l’AES ainsi que son pastoralisme. Pour bénéficier de ces potentialités, il faut une mutualisation des efforts et une coopération gagnant-gagnant avec d’autres puissances. Ainsi, est-il convaincu que la Russie est la mieux placée pour répondre à cette aspiration.
Madou COULOU
