A la suite du conseil de ministres du mercredi 09 août 2023, la population du Baniko a accueilli avec enthousiasme l’annonce de l’approbation du marché des travaux de construction et de bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila longue d’environ 117 km. Environ 2 ans après, c’est le désenchantement. Car, les travaux n’ont toujours pas démarré. La population assiste impuissamment à la dégradation avancée du tronçon.
Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de construction et de bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila, y compris le contournement de Koualé ainsi que l’aménagement des voiries de Dioïla, en deux (02) lots :- lot n°1 : Section Dioïla-Togo, y compris les voiries de Dioïla (65 km) ;- lot n°2 : Section Togo-Domba (52 km).
La réalisation desdits travaux de construction et de bitumage contribuera, indique le communiqué du Conseil de ministres, à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens, à promouvoir l’économie nationale et à assainir la ville de Dioïla.
L’une des profondes aspirations des populations banikoises depuis plusieurs décennies, cette annonce de construction et de bitumage de la route Dioïla-Massigui -Koualé qui avait suscité de l’espoir chez les habitants se transforme de plus en plus en désillusion.
Cette année, face à la dégradation très avancée de la route les populations riveraines dans le désarroi se sentent abandonnées. Les premières pluies d’avril ont été sans merci sont des signes précurseurs. Si rien n’est fait en termes d’intervention d’urgence sur la route avant l’installation de l’hivernage, on s’achemine vers une catastrophe humanitaire, convergent les usagers. Car, estime-t-on, ledit tronçon sera coupé du reste du monde.
Le Baniko Inquiet
Depuis presque deux ans, le bitumage de la route Dioïla Kouale est attendu par les populations de Dioïla et de Bougouni. Une route qui relie deux zones de production agricole par excellence. L’attribution du marché a été effectuée depuis plus d’un an pour les deux lots n’a pas suffit pour la fin du calvaire des habitants des régions de Dioïla et de Bougouni.
Mieux, depuis l’attribution du marché des deux lots, aucun entretien n’a eu lieu sur le tronçon. Ce qui explique les grandes difficultés rencontrées par les usagers sur le tronçon tout au long de la saison des pluies précédentes.
Ce vécu de l’année passée suscite de réelles inquiétudes au sein de l’opinion banikoise.
Car, rappelons-le, l’hivernage passé, il a fallu l’intervention de la main d’œuvre locale majoritairement composée jeunes pour sauver ce qui pouvait l’être de cette route nationale (RN 30). Nonobstant l’engagement de cette jeunesse fortement appuyée par les personnes de bonne volonté du terroir, notamment Youssouf Haïdara, Bafing Coulibaly et autres, la route ne pourra pas être praticable cette année sans une intervention plus rigoureuse.
Aujourd’hui, force est de constater qu’à la veille de la saison des pluies l’inquiétude des populations est grande. Oui, elle sera plus grande car, la route sera quasiment impraticable si l’Etat n’intervient pas en toute urgence. Nous sommes presque au mois de mai et les premières pluies annoncent les couleurs.
Si cette éventualité venait à se réaliser, on risque de frôler une catastrophe humanitaire. Car, non seulement, l’écoulement des produits sera fortement perturbé, mais aussi, les évacuations des malades vers le seul Centre de santé de référence (CSRF) de Dioïla pourraient être compromises. Car, pour les petites voitures personnelles et des transports en commun, il faut environ 4h ou plus pour parcourir le tronçon Massigui-Dioïla, long de 80 km.
Eu égard à cette situation, le peuple du Baniko appelle de toute urgence une intervention sur cette route.
Pour se faire, préconise-t-on, d’apporter de l’aide aux entreprises adjudicataires des marchés à travers leurs mises en service. Ce, afin qu’elles puissent intervenir pour que la route soit praticable avant le démarrage officiel des travaux de bitumage. Sur ce, à l’unanimité, la population de Dioïla sollicite le gouvernement à agir et à agir vite. Afin d’éviter l’éventuelle interruption du trafic routier dans la région qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la communauté concernée.
Oumar KONATE
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