Skip to content
MALI-INSTANT

MALI-INSTANT

cropped-IMG-20251214-WA0038.jpg
Primary Menu
  • Accueil
  • Actualités
    • Evènements
      • Sociétés
  • Politiques
  • Education
  • Sports
  • Santé
  • Qui sommes-nous ?
Regardez des vidéos
  • Home
  • Actualités
  • STABILISATION: La rue se déchaine, la Minusma se justifie
  • Actualités

STABILISATION: La rue se déchaine, la Minusma se justifie

admin
0 0
Read Time:7 Minute, 17 Second

  Le 25 mai, une nouvelle manifestation est prévue contre la Minusma, la mission onusienne au Mali. Mais vendredi dernier, 28 avril 2023, partout au Mali les gens se sont mobilisés pour dénoncer la présence de la mission de maintien de la paix. De Bamako à Kayes, en passant par Gao, la jeunesse malienne a démontré sa détermination à ne plus accepter la mission onusienne sur son sol. Le moins que l’on puisse dire est que la Minusma fait l’objet d’un désaveu populaire depuis un certain temps, surtout que les rapports de la mission accablant l’armée nationale sont mal perçus.

Les choses se compliquent pour la mission qui cherche à renouveler son mandat. Sauf qu’une large partie de l’opinion malienne est défavorable à cette force dotée de plus de 12 000 combattants qui n’ont rien fait jusque-là pour bouter les terroristes hors du Mali. C’est dans ce contexte qu’une grande manifestation a eu lieu dans plusieurs villes du pays contre la présence de la Minusma.

Mais il n’y a pas que ceux qui sont hostiles à la mission onusienne dont le bilan sécuritaire est négatif à tous les points de vue. Les Maliens qui bénéficient de la présence de la force onusienne commencent à donner de la voix. Pour quelques groupes de jeunes, les casques bleus sont aussi une source de revenus. Pour défendre la force, ils déclarent qu’elle donne de l’eau dans des villages, créent des emplois pour des jeunes et assistent certaines communautés avec divers travaux d’aménagement. Pour ces Maliens qui profitent de la présence des casques bleus, l’important n’est pas la gestion de la situation sécuritaire, même si la Minusma n’a pas su remplir son devoir de stabilisation du Mali après plus de 8 ans d’existence.

Les adversaires de la Minusma répliquent en disant que la Minusma n’est pas une ONG, encore moins un service humanitaire. La plus grande déception pour la majeure partie des Maliens, c’est le fait que la Minusma refuse d’aller combattre les terroristes en brousse. Au lieu de stabiliser le Mali, la mission onusienne a brillé par l’absence de résultat sur le terrain sécuritaire. La preuve, lors de la tentative d’attaque d’un camp et de l’aéroport de Sévaré, samedi dernier, les terroristes ont été combattus par l’armée malienne qui a détruit plusieurs voitures piégées.

Tout cela s’est passé au nez et à la barbe de la Minusma qui n’a pas bougé d’un iota, comme d’habitude. Finalement, beaucoup de Maliens sont convaincus que la Minusma elle-même est une partie du problème sécuritaire. En plus de ne pas lancer des offensives contre les terroristes, la mission onusienne se permet de produire régulièrement des rapports à charge contre l’armée malienne. Ces rapports présentent surtout les terroristes abattus par l’armée malienne comme étant des civils. Ces accusations ne passent plus auprès des Maliens qui doutent de la sincérité de la mission.

Un constat : chaque année, à la veille du renouvellement du mandat de la Minusma, les attaques terroristes se multiplient au Mali. Cela fait dire à de nombreux Maliens que la mission onusienne est derrière ces attaques. Les détracteurs de la Minusma sont confortés dans cette analyse par le fait que les missions onusiennes n’ont jamais été un succès dans la gestion des conflits en Afrique. Ce que les Maliens ne veulent pas surtout est de voir une présence prolongée de la mission de l’ONU, alors que l’armée nationale est seule à combattre les terroristes.

Historique

Au départ, la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma), dont le nom dans les documents préparatoires a un temps été la Mission de la Cedeao au Mali (Micema), était une mission de l’UA, initialement menée par la Cedeao, autorisée le 20 décembre 2012 par la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l’ONU en vertu du Chapitre VII, qui visait à mettre fin à la crise politique et sécuritaire découlant du coup d’État du 22 mars 2012. Cette mission avait pour mandat dans un premier temps de reconstituer la capacité de l’armée malienne, en étroite coordination avec les autres partenaires internationaux, en prévision de la reconquête du Nord-Mali, tombé aux mains de groupes armés après le coup d’État du 22 mars. Dans un deuxième temps, la mission devra aider les autorités maliennes à reprendre le contrôle du Nord et à réduire la menace posée par les organisations terroristes qui s’y trouvent. La Misma devait également aider à la sécurisation des institutions maliennes de transition en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel. Elle s’est terminée le 1er juillet 2013 avec la mise en place de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Le Mali, longtemps considéré comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest, est secoué, le 22 mars 2012, par un coup d’État qui trouve ses racines dans la mauvaise gestion par les autorités maliennes de la crise touarègue dans le nord du pays. Si les touaregs se sont déjà soulevés au cours des dernières années dans cette région où les frontières poreuses favorisent les trafics en tout genre, c’est bien l’afflux d’hommes et d’armes suite à la chute du régime libyen de Mouammar Kadhafi en 2011 qui donne une autre dimension au poids militaire de la rébellion. Les Touaregs s’allient en créant le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla) et déclenchent en janvier 2012 une offensive avec pour objectif l’indépendance de l’Anzwad, la partie nord du Mali. Dans le sillage du Mnla, quelques groupes islamistes tels qu’Aqmi et Ansar Dine participent également à l’offensive.

Rapidement, plusieurs localités du nord, et les postes militaires censés les protéger tombent aux mains de ces groupes. Les soldats maliens réclament plus de moyens afin de contenir cette offensive menée par des forces mieux équipées. La grogne s’intensifie dans le rang au fil des revers face à l’inaction des autorités maliennes. Le 24 janvier 2012, 95 militaires maliens sont désarmés et sommairement exécutés d’une balle dans la tête à Aguelhok. Le 31 janvier, le chef d’état-major général des armées, le général Gabriel Poudiougou et les responsables politiques de la région sont rappelés à Bamako pour faire rapport aux autorités politiques, mais sur le terrain, les tensions montent toujours. Au cours du mois de février, les troupes maliennes continuent à perdre du terrain et le 10 mars, Tessalit, près de la frontière algérienne tombe aux mains des groupes armés malgré l’intervention de l’aviation malienne.

Le coup d’État du 22 mars

C’est donc la frustration face à ce qui est perçu comme une certaine passivité d’un gouvernement plus préoccupé par les élections à venir que par la gravité de la situation dans le nord du pays qui pousse plusieurs soldats maliens à se rebeller contre leurs supérieurs militaires et civils, provoquant la chute du gouvernement. Le 22 mars, quelques douzaines de soldats armés se rebellent dans le camp militaire Soundiata Keïta de Kati, en périphérie de Bamako, prennent le bâtiment de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (Ortm) avant de se diriger vers le palais présidentiel de Koulouba où se trouve le chef de l’État, Amadou Toumani Touré (ATT). Le palais tombe rapidement entre leurs mains : la junte forme un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (Cnrdre), procède à l’arrestation des principaux responsables politiques du pays et suspend la constitution. Les élections présidentielles, qui devaient avoir lieu le 29 avril et voir ATT passer le relais à un successeur après deux mandats consécutifs, sont annulées.

Le coup d’État du 22 mars est condamné de manière unanime par la communauté internationale, et la Cedeao évoque dès le 28 mars une éventuelle intervention militaire afin de ramener l’ordre constitutionnel. De plus, une coalition de partis politiques maliens, le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR), se forme pour s’opposer au coup d’État. Pendant ce temps, les groupes armés profitent du chaos régnant à Bamako pour prendre Kidal, Gao et Tombouctou plus au Nord, les trois principales villes du nord du pays. Le 1er avril, le Mnla déclare de manière unilatérale l’indépendance de l’Azawad, alors que le chef de la junte, le capitaine Sanogo, promet un retour prochain à l’ordre constitutionnel. La Cedeao et l’UA poursuivent leurs pressions sur les putschistes et décident d’imposer des sanctions sur ceux-ci.

Nampaga KONE

Share

Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn

About Post Author

admin

mali.instant2023@gmail.com
Happy
Happy
0 0 %
Sad
Sad
0 0 %
Excited
Excited
0 0 %
Sleepy
Sleepy
0 0 %
Angry
Angry
0 0 %
Surprise
Surprise
0 0 %

About the Author

admin

Administrator

View All Posts

Continue Reading

Previous: INAUGURATION DU SIEGE DE LA DELEGATION DE L’ASECNA: Plus de 2,8 milliards de FCFA pour une meilleure sécurisation aéronautique 
Next: Séance plénière hier au CNT: Fama, au garde-à-vous !

Histoires liées

Barrick gold
  • Actualités

Au Mali: faire enfin des mines un levier de justice territoriale

admin
Youba-Bah
  • Actualités

GESTION DE MALADIES ANIMALES : La méthode séduisante du Ministre Youba Ba

admin
Photo UNE
  • Actualités

CAS D’URGENCE ET DE NÉCESSITÉ IMPÉRIEUSE D’INTÉRÊT NATIONAL : Vers une ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026

admin

image de la semaine

LAIT GADANE

Annonces – Pub

inauguration de l’Usine de Brique de Fatouma M’Barka Mint Hamoudy

https://www.youtube.com/watch?v=EhsZrOYBm9E

Articles récents

  • Au Mali: faire enfin des mines un levier de justice territoriale
  • GESTION DE MALADIES ANIMALES : La méthode séduisante du Ministre Youba Ba
  • FORUM MINIER -PDAC 2026:  La promotion de la destination Mali et le succès de la Mine de Fekola mis en lumière par B2Gold Mali

Vous avez peut-être manqué

Barrick gold
  • Actualités

Au Mali: faire enfin des mines un levier de justice territoriale

admin
Youba-Bah
  • Actualités

GESTION DE MALADIES ANIMALES : La méthode séduisante du Ministre Youba Ba

admin
FORUM MINIER -PDAC 2026
  • Evènements

FORUM MINIER -PDAC 2026:  La promotion de la destination Mali et le succès de la Mine de Fekola mis en lumière par B2Gold Mali

admin
Photo UNE
  • Actualités

CAS D’URGENCE ET DE NÉCESSITÉ IMPÉRIEUSE D’INTÉRÊT NATIONAL : Vers une ouverture de crédit à titre d’avance dans le budget de l’Etat 2026

admin

Commentaires récents

    Rechercher

    Pour nous contacter

    • Facebook
    • Youtube

    Archives

    • mars 2026 (6)
    • février 2026 (3)
    • janvier 2026 (4)
    • décembre 2025 (18)
    • novembre 2025 (9)
    • octobre 2025 (13)
    • septembre 2025 (18)
    • août 2025 (10)
    • juillet 2025 (3)
    • juin 2025 (8)
    • mai 2025 (16)
    • avril 2025 (13)
    • mars 2025 (13)
    • février 2025 (19)
    • janvier 2025 (4)
    • décembre 2024 (19)
    • novembre 2024 (10)
    • octobre 2024 (5)
    • septembre 2024 (1)
    • août 2024 (3)
    • juillet 2024 (1)
    • juin 2024 (1)
    • mars 2024 (5)
    • janvier 2024 (1)
    • décembre 2023 (2)
    • octobre 2023 (1)
    • septembre 2023 (10)
    • août 2023 (16)
    • juillet 2023 (24)
    • juin 2023 (30)
    • mai 2023 (38)
    • avril 2023 (23)
    • mars 2023 (32)
    • février 2023 (6)
    mars 2026
    L M M J V S D
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
    « Fév    
    • Facebook
    • Youtube
    • Facebook
    • Youtube
    Copyright © Mali-Instant 2023 | MoreNews by AF themes.