Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, ce jeudi 2 juillet 2026, la cérémonie d’ouverture du 2ème Congrès de la Société de Neurochirurgie du Mali (SNCM), couplé au 5ème Congrès de la Société Malienne de Neurosciences (SMN). Les travaux, présidés par la ministre de la Santé et du développement social, le colonel-major Assa Badiallo Touré, se déroulent du 2 au 4 juillet autour du thème : « Innovations et développement du plateau technique en Neurosciences ».
Cette importante rencontre scientifique réunit des spécialistes maliens et étrangers venus échanger sur les avancées médicales, les défis de la prise en charge des maladies neurologiques et les perspectives de développement des neurosciences en Afrique. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président du congrès conjoint, le Pr Oumar Diallo, du président de la commission d’organisation, le Pr Thomas Coulibaly, ainsi que de nombreuses personnalités du monde médical.
Le président de la commission d’organisation, Pr Thomas Coulibaly, a rappelé que ce congrès constitue bien plus qu’une simple rencontre scientifique. Selon lui, il s’agit d’un véritable cadre de réflexion, de coopération et de transformation destiné à promouvoir une médecine neurologique plus performante et accessible.
Il a souligné que l’innovation est désormais un impératif pour améliorer la qualité des soins, citant notamment les progrès réalisés dans les domaines de la neuro-imagerie, de la neuro-intervention, de la robotique, de l’intelligence artificielle, des biomarqueurs et de la santé numérique. Ces technologies, a-t-il indiqué, doivent permettre de réduire les inégalités d’accès aux soins et d’offrir aux patients une médecine plus précise, plus rapide et plus humaine.
Le Pr Thomas Coulibaly a également rendu hommage aux membres du comité scientifique, aux équipes techniques, aux partenaires institutionnels ainsi qu’à l’ensemble des participants pour leur engagement dans la réussite de cette rencontre. Il a souhaité que ce congrès soit un véritable accélérateur d’innovation et un point de départ de transformations concrètes dans les hôpitaux, les laboratoires, les universités et les centres de recherche.
Pour sa part, le président du congrès conjoint, le Pr Oumar Diallo, a rappelé que les neurosciences et la neurochirurgie connaissent aujourd’hui des avancées majeures grâce aux innovations en neuro-imagerie, en chirurgie assistée par ordinateur, en neuro-oncologie, en neuroréanimation, en génétique et en intelligence artificielle.
Toutefois, il a souligné que le Mali, à l’instar de nombreux pays africains, reste confronté à une forte prévalence des traumatismes crânio-encéphaliques et rachidiens, des accidents vasculaires cérébraux, des tumeurs du système nerveux, des malformations congénitales et des maladies neurodégénératives. Face à ces défis, il a insisté sur la nécessité de renforcer la recherche scientifique, la formation des ressources humaines, les capacités institutionnelles ainsi que les partenariats régionaux et internationaux.
Le Pr Oumar Diallo a également adressé un message d’encouragement aux jeunes médecins, internes, étudiants et chercheurs, qu’il considère comme les futurs acteurs du développement des neurosciences au Mali. Il a enfin souhaité la bienvenue aux délégations venues du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Gabon, de la Guinée, du Tchad, du Cameroun et du Niger.
Présidant la cérémonie d’ouverture, la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel-major Assa Badiallo Touré, a salué l’initiative des organisateurs et la forte mobilisation des spécialistes venus du Mali, d’Afrique et d’ailleurs.
Elle a rappelé que les maladies neurologiques représentent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. Les accidents vasculaires cérébraux, l’épilepsie, les traumatismes du système nerveux, les maladies neurodégénératives, les troubles du neurodéveloppement ainsi que les maladies neuromusculaires constituent une charge croissante pour les systèmes de santé.
Selon la ministre, le développement du plateau technique et l’innovation sont devenus des leviers indispensables pour améliorer la qualité des soins et garantir un accès équitable aux progrès médicaux. Elle a assuré que le gouvernement poursuit ses efforts à travers le renforcement des ressources humaines qualifiées, la modernisation des infrastructures sanitaires et l’acquisition d’équipements adaptés aux besoins des populations.
Le colonel-major Assa Badiallo Touré a également mis l’accent sur la souveraineté sanitaire, estimant qu’elle passe par la formation de spécialistes nationaux, le développement de la recherche scientifique, la production de données fiables ainsi que la création de solutions adaptées aux réalités du pays.
Elle a enfin exprimé le souhait que cette rencontre débouche sur des partenariats durables, des projets innovants et des recommandations concrètes capables de renforcer les capacités des institutions sanitaires et d’améliorer durablement la prise en charge des patients.
Sidy Coulibaly
