Dans le cadre de la 4ᵉ édition de la Semaine nationale de la Réconciliation, une journée portes ouvertes a été organisée ce vendredi 19 septembre 2025, à la Pouponnière de Niamana, un centre d’accueil de la petite enfance situé à l’entrée de ATTbougou.
Cette initiative, à la fois symbolique et concrète, a rassemblé des membres du gouvernement, des partenaires sociaux et des acteurs humanitaires, unis pour exprimer leur solidarité envers les enfants les plus vulnérables.
Parmi les personnalités présentes figuraient Mme Diarra Djénéba Sanogo, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que le Général Ismaël Wagué et Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Infrastructures et des Transports. Tous ont tenu à souligner l’importance de placer l’enfant au cœur des priorités sociales, dans un esprit de réconciliation nationale inclusive et durable.
Dans un discours empreint d’émotion, Mme Sanogo a tenu à remercier les plus hautes autorités de la Transition, notamment le Président Assimi Goïta et le Premier ministre Abdoulaye Maiga, pour leur engagement en faveur de la paix, à travers l’instauration d’une semaine dédiée à la réconciliation et l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Elle a également salué l’arrêté ministériel n°2021-5480/MRPCN qui encadre l’organisation de la SENARE.
« Cette journée est bien plus qu’un événement symbolique. C’est un acte d’amour, de reconnaissance et d’engagement envers les enfants les plus fragiles. Elle incarne une réconciliation vécue et transmise, bâtie dans les gestes simples et les regards bienveillants », a déclaré Mme Sanogo.
La Pouponnière de Niamana héberge actuellement 110 enfants, dont 59 en situation de handicap, dans des conditions jugées difficiles, notamment sur le plan alimentaire et structurel. Le directeur du centre, M. Amadou Dembélé, a alerté sur la précarité administrative de 62 agents non régularisés et a plaidé pour une révision complète du statut du centre.
En réponse, des actions concrètes ont été annoncées : 6 millions FCFA ont été attribués à la pouponnière. Les centres David est Roi, Kadidiatou DEM et Djiguiya So ont chacun reçu 2 millions FCFA, des dons en vivres, vêtements et kits scolaires ont été remis.
Ces gestes témoignent d’un engagement fort de l’État et de ses partenaires à améliorer les conditions de vie des enfants en situation de vulnérabilité.
La culture comme levier de paix
Le thème de cette 4ème édition de la SENARE « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES » a été mis en avant par Mme Sanogo comme un appel à transmettre les valeurs de tolérance, d’entraide et de vivre-ensemble dès le plus jeune âge.
« Vous avez su conjuguer les valeurs de notre patrimoine avec les exigences de notre temps, en agissant pour améliorer les conditions de vie des enfants dans ce lieu, où ils peuvent s’épanouir, rêver et se sentir aimés », a-t-elle salué, à l’adresse du ministre de la Réconciliation nationale.
La ministre a conclu son intervention en appelant à multiplier les initiatives de ce type, afin de renforcer la cohésion sociale, de redonner espoir aux plus fragiles, et de construire un Mali uni, fier de sa diversité.
« Chaque enfant, quelle que soit son histoire, a droit à l’amour, à la protection et à un avenir digne. Merci d’avoir pensé à eux et d’avoir placé la bienveillance au cœur de la réconciliation nationale », a-t-elle déclaré.
La SENARE 2025 poursuit ainsi son chemin en conjuguant actions sociales et messages forts, dans l’objectif commun de bâtir une paix durable et inclusive, portée par les valeurs humaines fondamentales.
Sidy Coulibaly pour Mali-Instant
