Le Secrétaire Général, représentant Madame le Ministre des transports et des infrastructures, M. Mama Djénépo, a présidé la cérémonie d’ouverture de la rencontre d’échange entre les services techniques investis de l’autorité de la sécurité routière des pays membres des États du Sahel (AES). L’ambition est de réduire de 50% le nombre de blessés et de morts sur les routes d’ici 2030.
Cette rencontre de trois jours, (du 14 au 16 mai) qui a pour thème: « Ensemble pour une sécurité routière intégrée dans l’espace AES », a réuni, ce mercredi 14 mai 2025, à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako, le Directeur Général de l’ANASER Mali, en présence de Regma Zongo, Directeur Général de l’ONASER Burkina Faso, du Col. Hamissou Ousmane, Directeur Général de l’ANASER du Niger, ainsi qu’une forte délégation venue du Cameroun.
Cette mobilisation de qualité des responsables en charge de la sécurité routière prouve à suffisance que la sécurité routière constitue l’une des préoccupations majeures pour la Confédération des États du Sahel (AES).
Faut-il le préciser, ces nations partagent non seulement des défis géographiques et culturels, mais aussi un problème commun : l’insécurité routière, qui continue de faire de nombreuses victimes chaque année malgré les efforts pour sensibiliser les populations.
Dans son intervention, le représentant du Ministre malien des transports et des infrastructures a insisté sur la nécessité d’unir les forces et d’harmoniser les législations en matière de sécurité routière, tout en invitant chacun des pays participant à présenter un état des lieux de ses cadres institutionnels, législatifs et stratégiques, avec une attention particulière aux facteurs de risque : vitesse excessive, alcool, port du casque et de la ceinture, usage du téléphone au volant, etc.
« En Afrique, le renforcement de la sécurité routière est considéré comme l’un des défis les plus importants pour atteindre les objectifs de développement durable. Malgré les campagnes de communication destinées à changer les comportements sur la route, nos pays continuent de recenser de nombreuses victimes sur les routes », a déclaré M. Mama Djénépo, Secrétaire Général du Ministère malien des Transports.
Selon lui, cette rencontre vise à aboutir à une stratégie commune, soutenue par une coopération renforcée entre les agences nationales de sécurité routière ANASER (Mali, Niger) et ONASER (Burkina Faso), avec le soutien d’observateurs venus notamment du Cameroun et de l’OMS qui vont débattre sur l’uniformisation des normes, la mutualisation des bonnes pratiques et le financement durable de la sécurité routière.
« L’organisation de la rencontre sur la prévention routière des experts de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) s’inscrit dans la dynamique de proposer une stratégie globale pour l’amélioration de la sécurité sur nos routes. Chacun des pays est appelé à présenter une communication sur le cadre institutionnel et législatif de la sécurité routière en s’appuyant sur les textes de création et d’organisation, sur la politique ou la stratégie de sécurité routière et sur les données d’accidents de la circulation routière », a-t-il soutenu.
Et de poursuivre: « il est également attendu de chaque pays une revue des textes qui encadrent les facteurs de risques à savoir les limites et contrôles de vitesse, la conduite en état d’ivresse, le port de casque de protection, le port de la ceinture de sécurité et l’utilisation du téléphone au volant ».
Faut-il le rappeler, la sécurité routière n’est plus simplement une préoccupation technique. Elle devient une priorité stratégique, portée au plus haut niveau, pour préserver des vies humaines et soutenir le développement intégré des États du Sahel. Cette première concertation à Bamako marque une volonté politique forte des chefs d’État de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso), le Général Abdourahamane Tiani (Niger), et le Général Assimi Goïta (Mali), de faire de la sécurité routière un pilier de l’intégration régionale et du développement durable.
Sidy Coulibaly
