
Au cours de son discours d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, M. Abdoulaye Traoré a rappelé que cette présente rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du respect de la fréquence de tenue des sessions du Comité de Pilotage du PACEM comme défini dans les textes régissant ses organes de gestion et de pilotage, a pour objectif de donner à la Cellule d’Exécution du Projet les grandes orientations nécessaires à la mise en œuvre correcte et efficace du PACEM.
Selon lui, elle vise également à : «partager les résultats issus de l’exécution du projet à travers l’analyse des rapports d’activités et financiers du deuxième semestre (juillet à décembre 2022) et le rapport annuel de la même année ; partager les difficultés qui ont entravé la mise en œuvre correcte du projet durant la période allant de juillet à décembre 2022 et les différentes solutions initiées pour leurs résolutions ; partager le Programme de Travail et Budget Annuel (PTBA) pour la période de janvier à décembre 2023 en vue de l’amender et le valider».
Il a souligné que le PACEM est financé sous forme de don par la Banque Africaine de Développement (BAD) à travers le Fonds Africain de Développement (FAD) pour un montant de dix (10) millions d’Unité de Compte (UC) soit environ 7 milliards six cent soixante treize millions (7 673 000 000) de francs CFA et de contribution d’un (1) million d’UC de l’Etat malien, soit sept cent soixante sept millions (767 000 000), de francs FCFA .
Il dira qu’à travers la mobilisation de ces montants, le PACEM doit réaliser son objectif global qui est de : « contribuer à stimuler une croissance économique forte, inclusive, durable et créatrice d’emplois à travers la mise en place des conditions permettant l’amélioration de la compétitivité de l’économie malienne et le développement du secteur privé.
A l’en croire, cet objectif global sera atteint à travers la réalisation de certains objectifs spécifique, qui sont entre autres : «lever les contraintes qui empêchent le secteur privé malien de jouer pleinement un rôle moteur dans la création de richesses et la promotion d’une croissance forte et soutenue ; accroître l’investissement privé tout en améliorant les capacités de l’Agence pour la Promotion des Investissements à attirer les investisseurs ; favoriser la contribution des entreprises au PIB , la facilitation des échanges économiques et la compétitivité des entreprises maliennes ; améliorer significativement le climat des affaires, mettre en œuvre les réformes foncières et accroître le cadre du Partenariat Public et Privé pour attirer les investisseurs ; compléter et faire un lien avec les programmes d’appuis budgétaires, notamment le Programme d’Appui aux Réformes de la Gouvernance Economique (PARGE 2015-2016) et le Programme d’Appui Croissance Economique (PACE 2017-2018)».
D’ajouter que, le projet qui devrait être clôturé au 31 décembre 2022 a fait l’objet d’une prorogation de deux (2) ans compte tenu du niveau d’exécution très faible des activités.
«En effet, au moment de la revue à mi-parcours du projet, en avril 2022, le taux de décaissement était de 13,30 %. Après cette revue et malgré les progrès constatés à travers les réactions de la BAD sur les dossiers qui l’ont été soumis, ce taux n’a pu progresser que de 0,29 % à l’analyse des documents transmis lors de la session du 24 août 2022. C’est ainsi qu’un nouveau PTBA qui révisait à la baisse le taux de décaissement global de 44,99 % à 40,24 % les ambitions du PTBA de janvier à décembre 2022 a été jugé pertinent’, a-t-il précisé.

Malgré cela, il ressort de l’analyse des documents soumis à l’approbation, que ce taux de décaissement du PTBA 2022 est seulement de 19,70 % qui est également en deçà de la prévision révisée de 40,24 %.
Il a poursuivit que, cette faible performance du projet s’explique par un certain nombre de difficultés notamment : «la crise sanitaire COVID-19 qui a entraîné la suspension momentanée des activités du projet et perturbé fortement les relations de travail entre la BAD et la Cellule d ‘Exécution du Projet ; la démission du Spécialiste en Passation des Marchés depuis octobre 2021 et le retard accusé dans la contractualisation avec un autre expert ; les crises sociopolitiques que le Mali a connues depuis août 2020 qui ont engendré la suspension des décaissements à trois reprises dans le cadre de la coopération entre le Mali et la BAD ; les sanctions politiques et financières imposées à notre pays par la CEDEAO et I’UEMOA».
Pour clore son intervention, il a invité les participants à plus de réalisme afin que le projet puisse atteindre sa vitesse de croisière cette année en réalisant un taux de décaissement d’au moins 48,25 % au 31 décembre 2023.
Aissetou Cissé
ÉchosMédias
